dimanche 5 décembre 2021

Le tatoueur d'Auschwitz- Heather Morris

 "Les prisonniers ici ne ressemblent plus à des humains. Plutôt à des marionnettes abandonnées par leur marionnettiste". 

Auteur: Heather Morris

Genre: Roman

Edition: J'ai lu

Date de publication: 2018

Nombre de pages: 300

Synopsis: Ce roman raconte l'histoire de Lale, un jeune juif qui a été emmené dans un camp de concentration en Pologne, très vite ce dernier devient le Tatoueur d'Auschwitz, un rôle du côté des nazis, des marionnettistes. Mais face à son destin Lale devait choisir, choisir de mourir en renonçant à ce poste ou choisir de collaborer afin de survivre. Un jour, Lale rencontre une jeune fille, Gita, une juive qui l'a fasciné dès le premier instant, leurs yeux se sont rencontrés et leurs destins se sont liés. Ce livre raconte non seulement les horreurs que vivaient les juifs dans les camps de concentration mais met aussi en relief les défis auxquels devaient faire face les prisonniers, les choix qu'ils devaient faire pour vivre, quitte à faire des choses dont ils ne sont pas fiers et qui les marqueront à jamais. 

Mon avis:

"Choisir de vivre, c'est un acte de défi, une forme d'héroïsme". Pour moi, cette phrase résume parfaitement bien ce livre magnifique. En effet, c'est la morale que l'on retient de ce roman, le fait que l'homme choisit son destin, le fait que l'homme doit choisir de vivre dans l'atrocité ou de mourir afin d'avoir la paix. Il y a une différence entre le fait de vivre pour survivre ou de mourir pour fuir. Ici, le personnage principal ainsi que de nombreux personnages secondaires choisissent de survivre dans l'atrocité, dans l'horreur, dans la peine, dans l'angoisse, dans le désespoir. 

"Celui qui sauve une vie, sauve l'humanité entière, dit Lale doucement, plus pour lui-même que pour les autres". Dans ce roman, Lale, tatoueur d'Auschwitz travaille au nom et pour le compte des nazis, des criminels, on est tenté de le haïr, de le traiter de collaborateur mais ce qui le sauve c'est le fait qu'il va tirer profit de ce poste pour aider de nombreuses victimes à s'échapper, à se nourrir, à vivre mieux. "On m'a donné le choix de participer à la destruction de notre peuple, et j'ai choisi de le faire pour survivre. J'espère qu'un jour je ne serais pas traité de criminel ou de collaborateur". 

J'ai été particulièrement séduite par le style d'écriture de l'auteur, c'est une écriture fluide, sensible, délicate, simple. Et comme on le dit souvent c'est la simplicité qui fait la beauté, et je trouve qu'il n'y a rien de plus transperçant de raconter des horreurs avec des mots simples, des mots poignants, tranchants, d'un coup sec. 

"Quand elles sont arrivées au camp, elles n'étaient encore que des jeunes filles, et maintenant, bien qu'aucune n'ait encore atteint l'âge de vingt-et-un ans, ce sont des femmes brisées, abîmées. Il sait qu'elles ne deviendront jamais les femmes qu'elles étaient censées devenir. leur avenir a ete compromis, elles ont ete déroutées et ne pourront plus jamais suivre le meme chemin. La vision qu'elles avaient d'elles avant, en tant que filles, seours, épouses, mères, travailleuses voyageuses, amantes, sera désormais marquée à jamais par ce qu'elles ont vu et enduré". Ce passage est pour moi le plus marquant de ce roman. Il décrit à la perfection les conséquences dévastatrices qu'a eu ce massacre, cet enlèvement, ce soulèvement. La violence peut être un frein à la vie et même un tournant fulgurant qui efface le passé comme s'il n'avait jamais existé. Ici, les jeunes femmes qui ont été emmener au camp en ressortent anéanties dans tous les sens du terme, elles ressortent détruites, irréparables, le coeur lourd, la tête sur les épaules qui a de la peine à faire porter le corps, le visage éteint, les yeux tristes, le coeur détruit. Auschwitz a prit avec lui des centaines de milliers de jeunesses, des centaines de milliers d'avenirs et des centaines de milliers de sourires. 

"Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l'entrée du camp d'Auschwitz. Bientôt ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C'est Lale, un déporté qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu'il marque à jamais. Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d'une noirceur infinie. Ils savent d'emblée qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Mais dans cette prison où l'on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n'y a pas de place pour l'amour. Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse: un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble. Deux personnes plus fortes que l'horreur du monde. L'histoire vraie d'un homme et d'une femme qui ont trouvé l'amour au coeur de l'enfer". 

FUN FACTS: 

  • Ce roman se base sur des interviews avec Ludwig (Lale) Sokolov, le tatoueur d'Auschwitz. 


2 commentaires:

  1. Je ne suis pas friande des livres parlant de la Seconde Guerre Mondiale, mais celui-ci, m'intrigue :)

    RépondreSupprimer
  2. Je freine un peu les lecture concernant ce volet historique mais pourquoi pas, quand j'aurais envie de m'y replonger.

    RépondreSupprimer